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Sun Cun Zhou

Des trois enfants de Sun Lu Tang, Sun Cun Zhou fut le plus aguerrit concernant les arts martiaux. Le premier fils de Sun, Sun Xing Yi, n’était pas intéressé par la pratique et n’étudia pas beaucoup. Sun Xing Yi (qui naquit vers 1891) mourut en 1929 de maladie. Le troisième fils de Sun, Sun Huan Min, étudia et enseigna les arts martiaux de son père, toutefois il mourut dans un accident en 1922, à l’âge de 25 ans, à Shanghaï. Il exécutait des exercices de gymnastique sur la grande barre et tomba, se fracturant les côtes. Celles-ci perforèrent un organe interne et Sun Huan Min mourut de complications.

            Sun Cun Zhou était un homme très têtu et assez arrogant dans sa jeunesse. Dans ses années suivantes, il fut moins impulsif et il circule en Chine une histoire à propos de l’accident qui le rendit plus humble. L’histoire raconte que lorsque Sun Lu Tang vivait à Pékin, ses capacités étaient insurpassables et son intégrité morale sans failles. Les gens recherchaient partout à apprendre de lui et ceux qui y parvenaient étaient très fiers du fait d’être ses élèves. Sun Cun Zhou eut très envie de la même reconnaissance, mais, manquant de la sagesse de son père, l’impatience de la jeunesse et les compétences acquises par la formation de Sun Lu Tang formèrent uniquement un boxeur agressif et impitoyable. Comme tel, il passait son temps à cherchait une victoire locale qui pourrait agrandir sa réputation.

            Un jour un étranger arriva à Pékin et sympathisa avec les boxeurs réputés de la ville. Dés que Sun Cun Zhou entendit parler de lui,  il alla immédiatement à sa rencontre et le défia dans un combat. Dés que celui-ci accepta, Sun Cun Zhou l’attaqua soudainement. L’étranger para l’attaque et simultanément, arracha un œil de Sun Cun Zhou. Il sermonna alors Sun Cun Zhou et lui dit, « C’est votre jour de chance. Vous êtes très fortuné que nous nous soyons rencontré ce jour et de la sorte. Vous êtes d’autant plus chanceux d’être le fils d’un boxeur aussi grand et renommé que votre père. Et, enfin, vous êtes extrêmement chanceux que je vous prenne un œil et vous laisse le second. Maintenant allez, continuez de vivre, mais transmuez votre cœur, car si vous deviez par hasard perdre un autre œil, votre vie serait sûrement un échec total. »

            L’histoire se poursuit en relatant que plusieurs jours après Sun Lu Tang trouva l’étranger et le remercia d’avoir donné à son fils une leçon de vie nécessaire qui se trouvait être une pilule trop difficile à avaler à son père pour le faire lui-même. Bien que cela soit une histoire grandiose, Sun Jian Yun rapporte qu’elle n’en est pas moins fausse. Elle dit que son frère perdit effectivement un œil, mais qu’il fut perdu dans un accident et non un combat. Elle rapporte aussi que son frère ne combattit plus après avoir perdu son œil car posséder seulement un œil peut se révéler être un gros désavantage dans un combat. Sun Cun Zhou devint un homme humble après la perte de son œil, mais ce ne fut pas de la main d’un autre boxeur.